Une fois n’est pas coutume, c’est devant la façade nord de l’église que la visite guidée de ce 9 août 2022 a commencé. C’est donc protégée du soleil par l’ombre de l’église que la douzaine de visiteurs présents a pu entendre Agnès Lemesle en conter la genèse.
En partant de l’église pré-romane, encore visible de nos jours, à son élévation romane, réalisée au tout début du 12ème siècle, l’historienne de l’ASES franchit les siècles.
Elle montre l’adjonction au 16ème de la chapelle nord qui sera surmontée du clocher, signale au 18ème l’ouverture d’une porte latérale et arrive au 19ème pour conter la découverte fortuite par le curé de ce qui fait aujourd’hui la réputation de l’église de Savigny : son décor intérieur roman et ses peintures murales.
C’est dans l’église qu’elle les fait découvrir de même que bien des anecdotes comme celle qui explique la porte murée visible sur la façade sud ou la remise au jour de la statue gothique de la vierge, installée aujourd’hui sur le maître-autel.
À la salle des associations voisine où est proposée une exposition sur les « fêtes à l’ancienne » de Savigny, les échanges se sont prolongés autour de rafraîchissements.
L’occasion d’en savoir encore plus sur l’église et sur l’association qui œuvre pour sa sauvegarde et sa mise en valeur.
Au pied de la muraille pré-romane débute la découverte de l'histoire de l'église de Savigny
Ici gît l'abbé Joubin, découvreur des décors romans et des peintures murales de l'église
Une porte mystérieuse
Les modillons peuvent illustrer des épisodes des livres saints, ici le sacrifice d'Abraham où un bélier est substitué à Isaac que son père s’apprêtait à sacrifier.
Ici un modillon plus ésotérique : deux chimères à corps d'oiseau, queue de serpent et tête humaine
À l'ombre de la nef, commentaires sur la Cène à 14 personnages,datée de la toute fin du 13ème siècle.
Face au vitrail qui lui est consacré, Agnès Lemesle évoque Jean Michel, issu d'une famille noble de Savigny et prieur général de l'ordre des Chartreux.
À gauche de l'ouverture de la chapelle Sainte Barbe, un écu porte les blasons des femmes de la famille d'Henri Gambier, seigneur de Savigny à l'époque d'Henri IV
Une station consacrée à la chapelle Saint Barbe, inaugurée en 1515, avant de se tourner vers l'abside romane et les peintures illustrant la vie de la sainte.
Un détour par la sacristie permet d'apprécier la façade est primitive de l'église, son rare "Christ en majesté" et la chasse au cerf sculptée sur le linteau de l'ouverture
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Neuf visiteurs et quelques membres du conseil d’administration de l’ASES sont venus profiter des connaissances d’Agnès Lemesle alors que l’orage menaçait.
Ils ont eu raison car grondements de tonnerre et pluie fine ont cessé dès que la visite a commencé et ils ont pu apprécier l’ombre de l’if tout en admirant les éléments préromans du mur nord de l’église.
Fraîcheur aussi bien sûr à l’intérieur de l’église où est l’on côtoie la grande et la petite histoire de France, d’Henri de Savigny, compagnon d’Henri IV aux querelles des nobles locaux.
Sous le regard de Sainte Barbe, patronne secondaire de l’église et, dit-on, bienfaisante contre l’orage…..
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Avant l’assemblée générale du 8 juin, les adhérents ont pu assister à un exposé d’Agnès Lemesle.
La première présentation concernait les « Fêtes anciennes » qui ont fait la réputation de Savigny de 1978, la première, à 2014, la 36ème. Situées le dernier dimanche d’Août, elles succédaient de loin aux antiques foires de la Saint Barthélémy qui existaient déjà au 14ème siècle. Selon l’expression d’Agnès Lemesle, la fête « n’est pas le musée Grévin de la ruralité, elle n’a rien d’une exposition statique : les objets, les véhicules, les habits sont « vivants ». Ce ne sont pas de mannequins, mais bien des humains « du coin » qui les font bouger, vivre, rouler, et ces humains y mettent du rire, de l’ardeur, du savoir-faire puisé dans les souvenirs de ce qu’ils ont pratiqué dans leur jeunesse ou puisé auprès des anciens.»
Au long de son récit, Agnès Lemesle a donc fait défiler, photos, documents et articles de journaux illustrant les outils, les métiers, les loisirs du temps passé et, bien sûr, les acteurs les mettant en scène.
On en trouvera ci-dessous un très bref raccourci.
Une fête à l'ancienne à Savigny, c'est pour commencer, la messe
avant de passer en revue les anciens moyens de transport
et les métiers comme le bouilleur de cru
ou le couvreur en paille
On y fait la moisson
et aussi la boisson
On n'oublie pas l'instruction
et encore moins les danses et les chansons.
Préc
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La seconde présentation a été consacrée aux maisons anciennes de Savigny, c’est à dire celles, souvent aujourd’hui disparues, dont on trouve trace pour celles d’avant 1611, dans la notice historique de Savigny de l’abbé Lemasson, et, pour la période allant jusqu’à 1700, dans les registres de catholicité, c’est à dire l’état civil de l’époque.
Ont ainsi été évoqués, entre autres, le manoir de Livet, ancienne résidence de la famille de Brucourt au 12ème siècle, la Thourouldière, du 12ème siècle aussi, devenue la Troudière, résidence des 1ers prieurs de Savigny. Ajoutons aussi la Fauvelière rendue célèbre en 1597 pour avoir été le lieu du meurtre du colonel Saint Denis par les Savignais, Badeville et le Bisson qui ont hébergé à la même époque des membres d’une même famille, les Yvelin, les uns protestants, les autres catholiques.
Pour parler de quelques maisons aux habitants moins prestigieux, citons pour terminer La Disnière où sont connus pour y résider en 1626 et en 1681 des membres d’une famille Dutot et la Martinière où demeurait en 1618 un dénommé Jean Duboscq.
À noter que la défaillance du projecteur n’a pas permis à l’assistance de visualiser sur une carte l’emplacement des villages portant encore aujourd’hui le nom des nombreuses maisons citées.
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